Qui suis-je ?

Qui suis-je ?

- Parce qu'Ibuprofène c'est :
Une nana avec un humour pas drôle, mais qui l'assume totalement...

- Parce qu'Ibuprofène elle a choisi ce pseudo :
A cause de la boîte d'ibuprofène qu'elle avait sur son bureau et qu'elle préférait ça à Doliprane.

- Parce qu'Ibuprofène elle a :
Dix-sept ans, bientôt dix-huit... Et oui, même l'Ibuprofène vieilli.

- Parce qu'Ibuprofène elle aime écouter :
Muse, Linkin Park, 30 Seconds To Mars, Tryo, Les Fatals Picards et même Tokio Hotel (n'en déplaise à ceux qui n'aiment pas).

- Parce qu'Ibuprofène elle aime aussi :
Ecrire, lire, faire des trucs comme les geeks, sortir, rêver, s'envoler...

- Parce qu'Ibuprofène elle n'aime pas :
Les haricots verts, les endives, les carottes cuites, la choucroute et les hypocrites. Le tout lui donnant la nausée.

- Parce qu'Ibuprofène elle :
Parle d'elle à la troisième personne comme Alain Delon pour se marrer, mais pas tout le temps non plus.


# Posté le samedi 09 février 2008 19:35

Modifié le mardi 19 février 2008 11:46

Instant musical (1)

Instant musical (1)
30 Seconds To Mars - A Beautiful Lie
[ x ]

Lie awake in bed at night
And think about your life
Do you want to be different?
T
ry to let go of the truth
The battles of your youth
'Cause this is just a game

It
's a beautiful lie
It
's the perfect denial
Suc
h a beautiful lie to believe in
So b
eautiful, beautiful it makes me

It'
s time to forget about the past
To wash away what happened last
Hide
behind an empty face
Don
't ask too much, just say
'Cause this is just a game

Eve
ryone's looking at me
I'm
running around in circles, baby
A q
uiet desperation's building higher
I
've got to remember this is just a game

So beautiful, beautiful...

# Posté le samedi 09 février 2008 20:07

Modifié le dimanche 24 février 2008 17:51

Aussi étonnant que ça puisse paraître...

Aussi étonnant que ça puisse paraître...

La miss Ibuprofène elle a un cerveau !

Non, mais je tenais à préciser au cas où. Je sais que ce n'est pas toujours visible, mais j'ai bâti quelques murs devant moi pour empêcher les autres de voir qui je suis réellement. La première, c'est de passer pour l'idiote de service, manque de pot, c'est que je ne le suis pas. Je ne dis pas ça avec un air prétentieux et supérieur comme certains peuvent l'avoir, mais je pense que j'arrive à comprendre pas mal de choses.

Mais dans ce cas, pourquoi passer pour une écervelée ? Peut-être pour ne pas contraindre les gens à aller plus loin avec moi. Après tout, j'ai l'impression que certains aiment être supérieur aux autres et peut-être que penser que leur intelligence est supérieure à la mienne peut leur apporter un sentiment de bien-être que je souhaite à tout le monde. Je ne suis pas une mauvaise bougre, tant que tout le monde est content, moi ça me va très bien.

Je dois aussi avouer que j'adore les réactions des gens quand je redeviens un peu plus moi-même et que j'écris des messages qui semblent être des instants de lucidité, une ampoule qui éclaire le vide intersidéral qui se trouve à la place de mon cerveau, mais qui claque aussitôt. C'est assez marrant de les voir penser que tout n'est pas perdu pour moi et qu'il est encore possible de sauver quelque chose.


Mais ça révèle quoi ?
Un té sadique ou masochiste ?

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# Posté le samedi 09 février 2008 20:26

Modifié le mardi 19 février 2008 11:45

One-Shots (1)

One-Shots (1)

Les deux prochains articles seront des one-shots que j'ai écrit sur un forum consacré à Tokio Hotel.



Un soir, un concert...


Je suis assise sur mon siège. J'observe tout ce monde autour de moi. Je me sens presque soulagée de ne pas être parmi cette foule debout sur ses deux pieds. Comprimés, compressés, je me demande même comment ils font pour respirer. Autant je me sens à peu près à l'aise dans ces gradins, autant je serais en train de paniquer, de suffoquer parmi toutes ces personnes qui se poussent, qui se malmènent. Mais pourquoi au fond ? Pourquoi ne peuvent-ils prouver qu'ils aiment un groupe sans respecter les personnes autour ? Oh... Certes... Ces gens ne sont peut-être qu'une minorité parmi les autres, mais ils sont tellement imposants dans leur petitesse que finalement, on ne remarque qu'eux parmi les personnes civilisées.


- Ca va ? Tu as une drôle de tête, me dit la personne qui m'accompagne.
- Oui, oui, ça va, ne t'inquiètes pas pour moi.


Je ne fais que méditer, que penser aux différents comportements de l'être humain. Je rêve au jour où j'aurais le courage – moi aussi – d'aller en fosse, voir un concert de face plutôt que de côté comme j'ai l'habitude de faire. Je n'ai rien contre le mouvement qui s'y trame, au contraire, c'est prouver sa joie d'être là, offrir son énergie en retour à ceux qui font de même sur cette scène pour nous. Ce que je n'apprécie pas, c'est le manque de respect que j'aperçois chez certains d'entre eux. Je ne sais pas si face à ces gens, je saurai rester de marbre ou si j'arriverai à passer outre cette angoisse d'être bousculée fortement, presque frappée. Cette angoisse récurrente d'être enfermée quelque part, cette claustrophobie accentuée.


- Ca ne devrait pas tarder à commencer.


Je ne réponds pas vocalement, je me contente juste de hocher la tête. Je ne veux pas parler parce que je me concentre sur le show qui va bientôt commencer devant mes yeux. Je me prépare à occulter les cris pour n'entendre que la voix et les instruments se rencontrer dans une farandole de notes. Je ne fais pas confiance à ma mémoire visuelle, elle me fait toujours défaut et c'est d'ailleurs pour ça que je bénis les photographies. Cependant, je crois totalement en ce que mes oreilles gravent en mon cerveau. Ces sons qui me reviennent parfois en mémoire et qui peuvent soulever mon c½ur de bonheur.

Ca y est. Les lumières s'éteignent, seule la scène reste visible dans cette mer d'obscurité. Les cris commencent à se faire entendre, je les atténue mentalement, mais y prends part à ma façon. Je ne suis pas une telle rabat-joie non plus, je comprends et approuve que l'on veuille montrer son contentement, mais il faut aussi comprendre que je veuille les effacer de mon écoute pour profiter un maximum des chansons.


- Ca y est... Ca commence... Soufflé-je pour moi-même.


Les quatre jeunes hommes font tour à tour leurs apparitions sur scène. La musique commence à raisonner dans la salle, mais aussi dans mon c½ur qui s'emballe. Je sens qu'un sourire se dessine sur mon visage, celui-ci qui est d'habitude si fermé. La musique a toujours été mon échappatoire, un moyen pour moi de baisser un temps ma garde et de profiter pleinement du moment présent qui m'offre bonheur et détente. Un instant où je redeviens celle qui je suis sans pour autant l'être totalement.

Je profite de chaque mot, chaque son. Je ne suis pas l'une de celles qui chantent les chansons entièrement sans se tromper une seule fois dans les paroles. Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé de les apprendre, mais l'allemand et moi ne sommes pas comme les deux doigts de la main, peut-être cette langue jalouse-t-elle le fait que je préfère sa consoeur l'anglais. Je n'y peux rien, j'aimerais me faire pardonner, mais je crois que c'est trop tard pour moi, mon cerveau totalement converti à la langue de Shakespeare ne laisse que peu de place à celle de Goethe.


- C'est super ! Me crie mon amie dans l'une de mes oreilles sans pour autant que je n'entende plus qu'un vague murmure.


Je fais un rond avec mes doigts et accentue encore plus mon sourire pour lui signifier que je suis d'accord avec elle. Mon regard se pose à nouveau sur les jeunes hommes sur scène. Quatre personnalités, quatre styles différents, mais aussi totalement complémentaires. Je les observe et peux constater – autrement qu'en vidéos – à quel point ils peuvent prendre du plaisir à jouer. Je les comprends, je sais combien c'est grisant de faire ce que l'on aime, mais aussi d'être reconnu dans cette passion. Sans aucune prétention, je crois que je peux affirmer que c'est la cerise sur le gâteau : cette récompense douce et sucrée que l'on s'octroie parfois lorsque l'on est fier de ce que l'on a fait.

Les chansons passent et ne se ressemblent pas. Elles m'apportent toute une pléiade de sentiments différents. J'aimerais que cela dure éternellement, mais les bonnes choses ayant une fin, il est temps pour eux d'entamer la chanson finale. Un tonnerre d'applaudissement entremêlé de cris se fait entendre. Ils nous remercient et nous faisons de même à notre façon. Ils disparaissent de la scène, j'espère simplement qu'ils auront aimé être là, avec nous ce soir. Les lumières se rallument, mon visage se referme. On peut penser que je ne suis pas heureuse en me regardant en cet instant, mais c'est tout le contraire, j'ai juste le défaut de tout intérioriser.

Je reprends mes affaires et m'engouffrent parmi la foule. Il est temps pour moi de redescendre du petit nuage où ils m'ont emmenée. Plus dure sera la chute pour moi, mais maintenant j'ai une excuse pour aller les voir à nouveau un jour et remonter là-haut dans le ciel pour me reposer sur mon nuage. Une ascension proportionnelle au bonheur que j'ai ressenti grâce à eux.


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# Posté le lundi 11 février 2008 16:22

Modifié le mardi 19 février 2008 11:45

One-shots (2)

One-shots (2)

Des êtres humains avant tout


> En italique les paroles censées être dites en allemand.
(je ne parle pas cette langue et de plus, je ne me voyais pas intégrer une langue étrangère dans un récit en français, un mot, une touche, ça ne me pose aucun problème, mais des phrases, des dialogues... Ce ne sont pas dans mes habitudes ^^')


******************


Il a suffi d'un coup de fil donné sans trop d'espoir pour arriver dans cette salle. Mes mains tremblent sans que je ne puisse les contrôler. Je me sens bien trop nerveuse pour arriver à arrêter ces mouvements. Je ne comprends pas vraiment pourquoi je réagis de la sorte, les seules fois où je me suis connue aussi anxieuse, c'était à l'approche des examens ou face aux objets de mes peurs les plus incontrôlées. Je crois que si j'avais la tête sous l'eau ou une araignée me grimpant dans le dos, je me sentirais tout aussi mal. Pourtant, tout aussi paradoxal que ça puisse paraître, c'est un sentiment de mal-être pour une chose qui doit m'apporter un ressenti contraire de celui que je vis en ce moment. Je me demande comment font ces autres personnes – avec moi dans cette pièce – pour ne laisser transparaître qu'un calme olympien. D'aussi loin que je puisse m'en rappeler, je n'ai jamais su maîtriser mes émotions.

Des larmes qui coulent pour un oui ou pour un non, une colère qui peut exploser aussi rapidement qu'une poudrière à laquelle on vient de mettre le feu, mais aussi des bouffées d'angoisse remplaçant celles d'oxygène jusqu'à me faire suffoquer. J'espère que le stress que je ressens en cet instant ne me conduira pas jusqu'à cette extrémité. Comme pour accentuer les choses, je m'énerve à être comme ça. Je n'aime pas l'image que je laisse transparaître de moi. Pourquoi passé-je ? Je me maudis intérieurement de ne pas savoir me contrôler. Je devrais être heureuse en cet instant, mais je ne m'en laisse même pas le droit. Je me punis de cette façon, mais ne fais que construire une nouvelle partie du cercle vicieux qui m'entoure. Je ne suis pas contente de mon comportement, alors je me punis et en me punissant, je me retrouve à nouveau dans ce comportement que j'abhorre. Des cercles parfaits tournent autour de moi tels des cerceaux.


- Ils ne devraient pas tarder, nous annonce-t-on dans un français teinté d'un fort accent allemand.


Cette annonce n'arrange pas les choses. Des impatiences se forment dans mes jambes et je me transforme en shaker vivant. Allez-y mesdames, messieurs, commandez vos cocktails, avec moi, ils seront parfaitement secoués à défaut d'être parfaitement dosés. Un nouveau stade, dans la montée de l'angoisse, est maintenant atteint. Cet humour – qui ne fait rire que moi – vient de faire son apparition. Cet humour qui peut se montrer très noir, très corrosif, mais aussi blessant aux yeux de certains. J'aurais presque envie de me cogner la tête contre le mur pour me sortir cet esprit ironique de la tête. Ce même esprit qui prend part de moi aux plus mauvais moments. Je me suis fait tellement d'ennemis dans ces instants de stress que je vais devoir tourner sept fois ma langue dans ma bouche afin de contrôler chacune de mes paroles.


- Dites, vous n'êtes pas impatientes vous ? Nous demande l'une des filles présentent d'une voix tellement aiguë qu'elle me vrille les tympans.
- Ils sont tellement beaux ! S'exclame une autre sans que je ne comprenne le rapport entre sa réponse et la question posée par la jeune demoiselle à la voix de crécelle.


Les voilà parties dans une longue argumentation pour savoir lequel des quatre est le plus mignon. Je crois percevoir le nom de Bill plus souvent que ceux des trois autres. Je me contente de les écouter, je ne participe pas à leur conversation. Qu'est-ce que cela pourrait m'apporter de toute façon ? Leurs physiques ne sont que secondaires pour moi. Si je suis là à les attendre, si j'ai participé à ce jeu à la radio, c'est tout d'abord pour rencontrer les musiciens, ceux qui jouent de notes et des mots pour notre plus grand plaisir. Après, le fait que leur image ne gâche absolument rien à la mélodie n'est qu'un plus, mais lorsque je les écoute, je les ai rarement devant les yeux et ce sont une voix et des instruments qui m'enivrent avant tout le reste.

Je ne suis pas la seule à trouver cette conversation désespérante et le temps long. La jeune femme qui s'est présentée comme étant l'interprète semble tout aussi à part que moi. Je ne dois avouer que je suis contente qu'elle soit là. Si mes vagues notions d'allemand avaient dû être ma seule aide pour tout comprendre, j'aurais très vite été perdue. La porte s'ouvre devant nos yeux et le troupeau de dindes s'arrête enfin de glousser, elles se retrouvent même toutes figées sur place alors que les quatre jeunes gommes font leur entrée dans la pièce. Cependant, il ne leur faut pas longtemps pour se remettre en mouvement et les entourer tels des vautours encerclant leurs proies. Je me rends compte que ce ne sont pas les noms d'oiseaux qui manquent pour les qualifier.


- Bonsoir, nous saluent-ils.


La jeune interprète ne prend pas le temps de traduire. Ce doit d'ailleurs être l'un des seuls mots que l'on comprend toutes malgré nos différents niveaux en allemand. Ils s'assoient sur l'une des banquettes et sont rapidement imités par leur petite cour. Quant à moi ? Je n'ai même pas eu la force de me lever, mes jambes ne me portant plus. Si j'ai la tête qui commence à tourner, je décrèterai officiellement que ma glycémie est trop basse pour faire quoi que ce soit à part me ridiculiser dans un possible évanouissement qui serait en lui-même plus que probablement mal interprété. Comme toujours, j'aurais dû écouter ma mère et prendre un morceau de sucre avec moi.

Les questions s'enchaînent, les unes intéressantes, les autres beaucoup plus puériles que le contraire. Je me sens totalement à part dans ce petit monde : faible, muette. Je me dis que j'aurais mieux fait de ne pas appeler pour ce jeu. Je suis heureuse d'être là, mais ça ne se voit pas, je sens juste ma tête s'alourdir et peser trois tonnes sur mon corps qui se fait frêle sous ce poids. Non, je ne succomberai pas à la syncope même si cette perspective devient de plus en plus tentante pour moi.


- Maintenant, les photos, nous signifie un homme en pointant du doigt sa montre.


Temps de paroles terminé. Il faut maintenant passer au temps de l'image. Manque de chance total pour moi, si je me lève, je ne suis pas sûre de rester debout, je crois plutôt que je passerai pour un tout nouveau culbuto.


- Ca va ? Me demande-t-on.


Je relève ma tête, celle qui vient de prendre deux tonnes en deux minutes.


- Ca pourrait aller mieux, avoué-je en m'étonnant de toujours avoir la capacité de répondre en allemand.


J'explique la situation en français à l'interprète qui le retranscrit aussitôt en allemand. Je vois le Bill qui se tenait devant moi disparaître un instant et revenir avec un verre rempli d'une boisson sucrée.

- Merci, dis-je en attrapant le gobelet.
- De rien.


Je bois une gorgée de la boisson salvatrice et constate que ma tête vient de perdre une tonne d'un seul coup. Les quatre garçons viennent s'installer autour de moi sur la banquette et l'interprète – en qui je me suis probablement faite une alliée – prend mon appareil photo que je serrais jusqu'à lors dans ma main droite. Une fois la petite séance terminée, je leur dis cette phrase que j'ai apprise par c½ur.


- Merci pour tout ce que vous faites, vous apportez du bonheur aux gens et c'est probablement l'un des plus beaux cadeaux que l'on puisse faire.


Ils me sourient et quittent la pièce. Il est l'heure pour eux de se préparer pour le concert.


- T'as vraiment trop de chance, il t'a apporté un verre, glapie l'une des filles qui sont là.
- C'est vrai ! En plus ils sont venus s'asseoir autour de toi ! Rajoute une autre.
- Je ne me sentais pas bien, ils n'ont fait que s'arranger avec cette situation. Ils se sont comportés comme les êtres humains qu'ils sont et non les morceaux de viandes que vous pensez qu'ils sont.


Je mourrais d'envie de pouvoir leur dire ça. Elles idolâtrent des images, mais oublient que ceux qui posent devant l'objectif sont avant tout des personnes. La jeune femme – maintenant devenue mon alliée d'un soir – m'apporte un sandwich. Il est temps pour nous de rejoindre la salle de concert et de profiter du spectacle que vont nous offrir ces quatre jeunes êtres humains...

# Posté le lundi 11 février 2008 16:35

Modifié le mardi 19 février 2008 11:45